Liberty Vintage Motorcycles

J’ai rencontré Adam Cramer il y a cinq ou six ans, quand je vivais dans le sud de Philadelphie. Ma carrière cinématographique ne faisait que commencer et je passais beaucoup de temps dans un bar du coin appelé Gleaner’s Café. C’était le lieu de rencontre du quartier et, bien que le café soit bon, c’est vraiment l’ambiance qui m’a attiré dans cet endroit. Adam était un habitué du lieu avec toujours un café frappé à la main et, lors de notre première rencontre, il m’a fait une impression inoubliable.

C’est lorsque j’ai commencé la prépa de motos vintage moi-même que j’ai appris, par hasard, qu’Adam le faisait pour gagner sa vie. Avec notre intérêt commun – le sien beaucoup plus aiguisé que le mien – il ne fallut pas longtemps avant que je commence à imaginer un court métrage sur lui. Je me sens incroyablement honoré d’avoir eu cette chance.

Je suis embarrassé par ce qu’Adam avait à dire. Par le fait de reconstruire des motos dans le cadre d’un hobby et de venir d’une famille d’ouvriers (mon grand-père avait un atelier de carrosserie et mon père est menuisier), j’ai personnellement du plaisir à travailler de mes mains. Et bien que je ne sois pas d’accord avec la vision d’Adam sur les choses, je crois qu’il possède un argument valable. De toute évidence, il agit avec son cœur, sa tête et ses mains habiles et calleuses.

En aparté, je pense que le cadre plus large de ce film est digne de mention. Liberty Vintage Motorcycles se situe à Fishtown, Philadelphie. Le nom de ce quartier vient du rôle historique de la région – depuis le 19ème siècle – en tant que centre de la pêche de l’alose sur la rivière Delaware. L’endroit est habité par la classe ouvrière depuis des générations et je me demande si les pensées d’Adam ne trouvent pas un écho particulier dans ce lieu. J’ai le sentiment qu’elles le pourraient.

Traduction de « Handmade Portraits: Liberty Vintage Motorcycles » ©Andrew David Watson


Crédits Vidéo ©Andrew David Watson

Et vous, vous en pensez quoi ?