BMW R100GS by Urban Motor

Avec la scène custom – et notre équipe – éparpillées à travers la planète, voir en réel les motos que nous présentons ici est un plaisir rare. Les piloter l’est encore plus. Mais en parcourant l’exposition custom au BMW Motorrad Days en Bavière au mois de juillet de cette année, il y a une moto qui a retenu notre attention en particulier. C’était cette impressionnante BMW R100GS rouge appelée « Six Nights » et garées sous la tente d’Urban Motor.

La BMW R100GS n’est pas aussi recherchée que sa devancière la R80GS mais customiser l’une est toujours le moyen d’avoir des puristes levant les mains au ciel. Heureusement, Peter Dannenberg et l’équipe d’Urban Motor implantés à Berlin sont des perfectionnistes, pas des puristes. Chaque année, ils prennent le temps de construire une moto pour eux-mêmes, sans les contraintes de temps ou celles d’un client. Inspirés par les motos des 70’s, ils n’ont eu aucun scrupule à couper en morceaux une R100GS de 1991 et créer « un dirt-bike urbain ».

BMW R100GS by Urban Motor : les caractéristiques

Ils ont gardé une partie de son ADN comme les roues d’origine de 21″ à l’avant et 17″ à l’arrière, maintenant chaussées de Continental TKC80. Mais la position haute de la BMW a été sensiblement retouchée. La fourche avant a été un peu réduite et modernisée avec des ressorts progressifs Wilbers pour correspondre au nouvel amortisseur Wilbers à l’arrière.

La carrosserie embarrassante a disparu, remplacée par un ancien réservoir BMW « toaster » et une selle en cuir réalisée sur-mesure. Cette nouvelle selle prend place sur une boucle arrière redessinée et débarrassée des équipements de tourisme. Et devant, il y a un garde-boue en alu fait-main pour préserver le visage du pilote de toute projection.

Crédits Photos ©Tim Adler

Au niveau du moteur, Urban Motor ont enlevé la boîte à air et l’ont équipé de filtres K&N et ils ont déplacé la batterie derrière le bras oscillant en échangeant l’encombrante pièce d’origine par une batterie lithium-ion. La ligne d’échappement en acier inoxydable, délicieusement conçue, est complètement personnalisée, avec une double sortie juste en dessous de la selle.

Les nouveaux périphériques de la moto ont un aspect minimaliste mais sont toujours conformes aux normes TÜV. Il y a un phare 5 pouces ½ à l’avant et de nouveaux prototypes de clignotants Motogadget à l’arrière qui font office de feux arrière. Un autre kit Motogadget comprend leurs clignotants m-Blaze Pin (à l’avant) et le compteur Motoscope Mini. Les gars ont également installé un commodo m-Switch sur la partie gauche du guidon qui gère aussi bien l’allumage que les différents modes du compteur. Le reste du poste de pilotage est tout aussi propre, équipé d’un guidon enduro Tommaselli, de poignées Ariete, d’une poignée de gaz Domino et de leviers Magura. Le maître-cylindre de frein est une pièce de BMW série /7, cachée sous le réservoir, et les durites ont été remplacées par des modèles Stahlflex tressés. Et pour finir, les repose-pieds proviennent d’une nouvelle GS.

Urban Motor a choisi une palette de couleurs plus dynamique que ce que nous sommes habitués à voir de leur part. Le réservoir a été peint dans un superbe rouge par Sven van den Brandt, avec un rappel sur les roues et la tige de l’unique rétroviseur. Mais le reste de la moto est fini dans des tons bruts ou argentés, ponctués par des morceaux de chrome soigneusement choisis.

Selon Peter, l’objectif était de rendre cette BMW R100GS « lumineuse et prétentieuse mais capable d’une virée d’enfer. » Et il a réussi : elle attire les regards et nous a filé la banane quand nous l’avons essayé sur les chapeaux de roues dans les rues de Garmisch.

Et le nom ?

« Six jours ont été pour le travail », dit Peter. « Six nuits, la compensation ! »

Traduction de « Six Nights: Urban Motor’s BMW R 100 GS » par Wesley Reyneke ©BIKEEXIF

Et vous, vous en pensez quoi ?