Honda CB500 Four by Fate Motorcycles

Si la facilité ne vous suffit plus, exiger des choses plus compliquées, des motos plus rapides ou quoi que ce soit d’autre, va devenir votre but. C’est ce qui est arrivé à Nils Ksienzyk de Fate Motorcycles et voilà comment sa carrière dans le deux-roues, comme avec la plupart d’entre nous, a commencé : un Vespa Ciao gonflé, qui a été poussé au-delà de ses limites en très peu de temps et ce n’était que le commencement…

Nils nous a expliqué que sa nouvelle activité n’était pas du tout rentable pour lui à ce moment, mais seulement en termes économiques, parce que pour dire la vérité, il ne se souciait pas vraiment de l’argent. Mentalement, à partir de cette date, c’est devenu passionnant, parce que toutes les routes étaient tracées pour lui, toutes les options étaient ouvertes. Il a commencé, sans hésitation, à travailler pour se donner plus de force et un regard différent…

Quelque temps a passé jusqu’à ce que Nils prenne la décision que la Simson Schwalbe (1) était trop lente et qu’il était nécessaire de la remplacer par quelque chose de vraiment plus rapide. Mais d’abord, il devait acquérir le « vrai » permis moto, bien sûr…

Aussitôt dit, aussitôt fait, il a vendu le cyclomoteur et même réalisé un profit sur la vente pour acheter une Suzuki 600 Bandit. Mais peu de temps après, il passa directement à la grosse cylindrée suivante, une Triumph Speed Triple 1050. Avec cette moto, il a envoyé grave, constamment à fond, à un rythme d’enfer.

« La Triumph était en fait la première moto sur laquelle je n’ai pas modifié grand chose… », déclare Nils.

Après quelque temps, il a perdu le plaisir de la modernité, cela n’avait plus de relief, c’était tout simplement une moto trop moderne comme toutes les autres dans les rues.

« Laissant les autres conduire à leur manière, je voulais une moto potable et construite de mes propres mains, celle qui me conviendrait ! ».

A cette époque, Nils a accumulé beaucoup d’expérience dans la maintenance et la réparation des motos dans le garage de son grand-père dans lequel il n’y avait même pas l’électricité. Chaque fois qu’il voulait faire une tâche pour laquelle il avait besoin d’électricité, par exemple pour peaufiner certaines choses, il prenait le matériel et allait à l’atelier de son autre grand-père. Le travail terminé, il trouvait le moyen de revenir dans le garage pour remonter la moto…

L’argent que Nils a obtenu pour la Triumph devait être réinvesti dès que possible dans quelque chose de décent et vieux. Après beaucoup de recherche et beaucoup d’inspiration qu’il a trouvé sur Internet, c’est devenu plus précis et Nils a eu connaissance d’une Honda des 70’s qui était loin d’être en état de marche mais le moteur tournait – à peu près le seul aspect positif de cette bécane. Mais c’était exactement le défi nécessaire à Nils et ainsi il a acheté cette moto.

La Honda CB500 Four fut le premier projet sérieux de Nils pour expérimenter divers problèmes. Obtenir un moteur en parfait état de marche, prendre soin du circuit électrique ou finalement trouver son propre chemin sur la scène café racer. Durant les deux années suivantes au cours desquelles il a reconstruit deux fois l’ensemble de la moto, il a aussi trouvé son propre style et sa philosophie, qu’il a bien sûr transférés dans la préparation. Il a modelé la bécane en café racer, qui se réduit au strict nécessaire pour accélérer ou décélérer parfaitement et avec le minimum de poids. Tout autant que l’aspect général d’une moto, ses caractéristiques de pilotage sont toujours aussi importantes et il a choisi de nombreuses pièces d’origine et d’occasion. Par exemple, l’authentique et vétuste réservoir peint d’origine qui donne l’impression que cette moto a déjà connu quelques turpitudes dans le passé. Mais les nombreux autres détails, tels que les roues, les pneus et les freins ont été délibérément choisis pour dater et cadrer parfaitement avec la vision globale du projet.

Nils travaille ses bécanes à chaque instant en restant toujours fidèle à son style, des motocyclettes de mouvance classique qui ont un style minimaliste et contemporain. Le plus important est la ligne de ses motos pour créer la perfection des choses les plus simples, une moto authentique. Il explique que, finalement, on en revient toujours au point de l’impression générale. Les motos de démonstration, qui coûtent énormément d’argent, ne produisent pas souvent le même effet sur le spectateur comme une préparation de garage qui se veut simplement honnête. Ainsi Nils veut motiver les autres particuliers à réaliser leur rêve et à construire leur propre bécane idéale, même si on n’a pas toujours les ressources nécessaires, cela vaut la peine de rester droit et de se battre pour ça. Par conséquent, Nils utilise des pièces d’occasion d’autres fabricants pour rendre ses préparations accessibles.

Aujourd’hui Nils Ksienzyk prend du plaisir à travailler dans son garage et est ouvert à tout type de motos anciennes et il est aussi heureux d’aider à la réalisation du rêve des autres accros de moto qui préfèrent plus de minimalisme et d’authenticité. Qui est ouvert pour cela est le bienvenu à tout moment dans son atelier à Sankt Augustin pour lui rendre visite sur un respectable café racer

Traduction de « CAFE, BIKES AND CIGARETTES – LIFE NILS KSIENZYK » par Daniel Schaefer ©rooshers.


Crédits Photos ©Daniel Schaefer / Crédits Vidéo ©Daniel Polle & Daniel Schaefer


Notes
(1) Scooter est-allemand fabriqué par la société Simson de 1964 à 1986.

Et vous, vous en pensez quoi ?