Moto Guzzi G5 Stasis Motorcycles

Le Handbuilt Motorcycle Show de Revival Motorcycles s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs rassemblements de motos custom en Amérique du Nord. À chaque nouvelle année, l’équipe de Revival réussit à amasser une collection incroyable de customs et planifier un merveilleux programme d’événements pour divertir les milliers de personnes qui visitent les expositions. Cette année, la ligne directrice était un mélange de styles, de marques et de modèles et parmi cela ressortaient quelques café racers. L’un d’eux qui m’a plutôt tapé dans l’œil était cette superbe Moto Guzzi G5 par Cliff Fisher le propriétaire de Stasis Motorcycles. Nous avons récemment eu la chance de parler avec Cliff au sujet de sa préparation et il a même organisé cette séance de photo exclusive pour Return of the Cafe Racers.

« Ma bio Instagram mentionne que je suis juste un type qui fabrique des motos dans un garage, ce qui est en plaisantant fidèle puisque je ne suis pas en mesure de quitter mon emploi principal. Pour la majorité de ma carrière, j’ai travaillé dans l’informatique dans le genre de boîtes qui attendent 10/12 heures de travail quotidien et te mangent lentement le cerveau. Ainsi, quand piloter une bécane soulage mon stress, en customiser une devient mon exutoire créatif.

Je suis vraiment une marque de garage, avec une poignée de bécanes en quelque sorte particulières pour moi, entassées dans le garage derrière notre maison. Mon goût pour les machines vintage va au-delà des motos et j’ai récemment investi dans une fraiseuse Bridgeport de 1953 et un tour LeBlond de 1965 qui me permettra de produire plus de pièces de fabrication maison ! »

 

« J’ai vendu quelques préparations précédentes notamment la Stasis Scrambler qui a été récompensée au Handbuilt Motorcycle Show 2015 ici à Austin. Bien que je n’ai pas atteint le point où je ferais le saut vers le temps plein, le Scrambler a reçu de tels éloges que j’ai décidé de me concentrer sur la moto la plus négligée que je possède… ma première bécane.

Cette Moto Guzzi a commencé sa vie comme une motocyclette G5 V1000 de 1979 avec son style policier. Il est difficile de quantifier les heures que j’ai passé sur cette machine car je travaille dessus par intermittence depuis 18 ans. C’est probablement ma préparation la plus personnelle à ce jour et c’est une moto que je ne vendrai jamais. Je l’ai sortie d’une grange poussiéreuse au sud d’Austin en 1998 et j’ai rapidement compris qu’elle n’allait pas démarrer, s’arrêter ou tourner correctement. Donc, je me suis mis à faire quelques améliorations pour ma propre sécurité. »

Crédits Photos ©Cliff Fisher

Moto Guzzi G5 by Stasis Motorcycles : les caractéristiques

« Comme dans la plupart de mes constructions, je cherche à créer un design où l’ancien et le moderne se côtoient. Je voulais respecter l’âge de la Guzzi tout en la ramenant dans ce siècle du point de vue de la suspension, du freinage et de l’électronique pour créer le style des courses d’endurance des années 70.

Il y a une longue liste de changements mais j’ai essentiellement pris le cœur de ma Guzzi, son moteur, pour le transplanter dans un cadre moderne Guzzi. Le nouveau cadre utilise le moteur comme un organe qui attire l’attention ce qui le révèle vraiment visuellement et j’ai également souligné cela avec des anciens couvre-culasses que j’ai remontés sous le reniflard d’huile. Le nouveau cadre m’a aussi donné la possibilité d’utiliser des jantes modernes plus larges pour lesquelles j’ai conçu un moyeu arrière pour adapter une roue de MV Agusta qui rappelle les roues en magnésium Campagnolo des 70’s utilisées sur les MV et les Ducati. C’était initialement prévu pour un bras oscillant simple face. J’ai déplacé le disque de frein à l’intérieur et utilisé des supports personnalisés pour monter l’étrier sur l’essieu arrière. J’ai utilisé cette configuration sur 2 autres Guzzi que j’ai construites au fil des ans. »

 

« La boucle arrière a été créée par un fabricant de talent ici à Austin (Full Custom Fabrication) ce qui m’a permis de monter la selle vintage racing de Ducati Pantah que j’ai récupérée au Royaume-Uni avec une batterie lithium-ion d’AntiGravity, l’allumage électronique et un m-Unit de Motogadget montés à l’intérieur. Nous avons également coupé et remonté les supports de carénage avant plus bas et inclinés vers l’avant pour garder les lignes basses. Le circuit électrique provient de Revival Cycles à Austin qui a également recâblé très proprement l’ensemble de la moto… puisque l’électricité n’est pas mon fort.

Un certain nombre d’autres pièces sont arrivées de l’étranger au cours des années dont le carénage Magni Guzzi d’Italie, le cadre et un réservoir de Moto Guzzi Sport 1100 de France que j’avais peint il y a 12 ans et qui est devenu la base esthétique qui a guidé mes autres choix. »

« L’anneau biseauté en aluminium était une solution à l’écart entre l’ouverture de phare du carénage Magni de 8″ et le phare à led Truck-Lite de 7″ destiné initialement à un Land Rover Defender. Un anneau de feu arrière a été créé pour abriter le feu arrière rond à led. Les pièces finales pour attacher la marque Guzzi à une époque exacte sont le compteur 100 mm original de G5 à fond bleu et un compte-tour 100 mm de Le Mans III à fond blanc. »

 

« Je serais négligent de ne pas mentionner le soutien de mon équipe. Ma femme et mes deux fistons qui partagent la même passion et l’enthousiasme pour notre communauté motocycliste locale… et qui ont toléré une demi-douzaine de motos dans notre salle à manger jusqu’à ce que le garage soit construit.

Malgré les drastiques changements cosmétiques et fonctionnels, je suis heureux de dire que c’est encore ma vieille Guzzi. Elle est grincheuse, brute, gueularde et a conservé tout ce caractère que j’ai appris à aimer. »

Traduction de « Tried and True – Stasis Moto Guzzi G5 1000 » par Geoff Baldwin ©Return of the Cafe Racers

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